Petits textes nombriliques 
épuisé

Vente Petits textes nombriliques
Frontispice: Joëlle Brière
Extraits

A la marmotte et au chat Bébert

Ces petits textes nombriliques ne sont pas des nouvelles, pas des poèmes en prose, pas des brèves de comptoir, pas des pensées profondes, encore moins des essais. Ce serait plutôt une gamme de petits délires, juste une touche d'écriture, des rédactions comme on disait autrefois, mais d'une tonalité très subjective. L'épithète "nombrilique" que je leur accole avec une joie farouche et déterminée, signe en quelque sorte ma volonté, vraiment égocentrique, d'évoquer un individu que je fréquente depuis bien longtemps...


La pince à linge

Je ne sais pas exactement à quand remonte l'invention de la pince à linge, mais cela n'a pas dû se faire en un jour. Elle sert évidemment, et par définition, à pincer le linge puis à l'accrocher à un fil par exemple. Normal. Mais elle sert aussi à fermer toutes sortes de sacs. En bas, dans ma cuisine, le paquet de café entamé est fermé à l'aide d'une pince à linge. Ma salade dans son plastique aussi. En musique, lors des concerts en plein air, lorsque le vent se lève, les musiciens, leur biniou sous le bras, fixent leurs partitions sur les pupitres avec des pinces à linge. Et vlan, je te reprends l'Adagio de Mozart... Lors des tournages de films, elle est omniprésente. Pas un assistant-opérateur, pas un électro, pas un machino qui ne l'utilise en permanence ! Mais pour moi, il n'y a qu'une pince à linge valable, la vraie, la sublime, constituée de deux éléments en bois et du fameux ressort en métal. L'ancestrale, l'authentique, quoi !


Thelonious Monk

Et Monk, il continue à m'enchanter 40 ans après. Il est avec moi tout le temps, ou presque. Je lui parle. Je le joue au piano. Un hommage perpétuel. Il m'émeut autant que J.-S. Bach ou W. A. Mozart, ou F. Schubert. Friday the 13th. Je peux improviser une heure sur ce thème. Trois jours en continu...
Monk je l'ai vu deux fois en concert. A Lyon et à Paris. Inoubliable. Il jouait pour moi. Well you need'nt. Les clusters : grappes sonores. La main entière, le bras parfois sur le clavier. Et c'était musical. Pas n'importe quoi du tout. Cela sonne dans l'harmonie, dans la structure même du thème.
Et puis il était beau, Thelonious Monk. Beau comme New York la nuit. Beau comme Crepuscule with Nellie. Et plein de fantaisie. Costumes. Lunettes. Chapeaux. Il était grand, et un peu lourd. Parfois il dansait sur scène, aux concerts, comme un vieil ours solitaire. Dans son monde, il était dans un monde qui n'avait rien à voir avec ce putain de monde-ci. C'était un ange descendu dans le"Nouveau Monde", un ange annonciateur d’une révolution qui n'est pas encore finie et qu'on pourrait résumer ainsi: la Musique dépasse toutes 1es Cultures, toutes les Histoires, toutes les Géographies. A condition qu'elle vienne de l'âme...


Dans la presse
  • "Infatigable cueilleur de champignons comme de pensées, observateur amoureux de ses chats domestiques, ironique apologue de la pince à linge, Paul-Louis Martin est aussi un in trépide tireur de parallèle entre café serré et tribalisme africain..." Jean-Lionel METTETAL (Journal de Saône et Loire, avril 1999)
  • "En une courte cinquantaine de pages, il en raconte ! Ce sont les choses de la vie, les évènements du quotidien, c’est rien et c’est tout, une suite de petits tableaux alertes, parfois incisifs, à travers le prisme personnel de l’auteur, évoquant aussi bien la pêche à la truite à la main que les évènements de 1968, les premiers émois amoureux que le moderne portable, la cueillette des champignons, que l’écrasement de la révolte hongroise de 1956. Et les réflexions sur le rôle social de la pince à linge répondent à celle sur la langue française et sur l’un de ses principaux serviteurs, le Petit Robert, joyau de notre littérature du XXe siècle." BURGONDE (Potins littéraires, Journal de Saône et Loire, 19 juillet 1999)
  • Lors d’une Conférence organisée par FEMME AVENIR BOURGOGNE "Il a écrit de petits textes sans suite logique entre eux, avec pour seul point commun la légèreté par opposition à la lourdeur du monde actuel. (…) Le titre : Petits Textes Nombriliques dit bien qu’il s’agit de petits délires très subjectifs en passant de l’éloge de la pince à linge à Budapest en 1956 puis la marmotte ou la crue de la Saône." Jean JANINET (Journal de Saône et Loire, 17 mai 2000)
  • A propos d’une séance de lecture de la Librairie "Le Cadran Lunaire à Mâcon. "Paul-Louis Martin, avec ses Petits textes nombriliques (…) plut beaucoup par son humour." (Le Journal de Saône et Loire, 2 mars 2001)
  • "Premier volet d’une trilogie, ces textes se veulent concis, mais aussi humoristiques. D’un regard amusé, Paul-Louis Martin se permet ainsi d’analyser quelques moments "forts" de notre époque moderne, de l’emploi du téléphone portable aux "vertus" de la pince à linge en passant par le récit anecdotique d’une manifestation mai soixante-huitarde." S.MAYOL (Var-Matin, 14 août 2000)
Quelques appréciations de personnalités du monde littéraire
  • "J'ai lu d’une traite vos "Petits textes nombriliques" et je me suis régalé comme disait ma mémé marseillaise. (...) J’aime vraiment ces « instantanés » où la tendresse, l’humour, la nostalgie et l’impertinence font bon ménage. Comme vous, j’aime et fréquente depuis longtemps Le Petit Robert, Tintin, et si vous fondez une association pour la réhabilitation du passé simple, j’en suis. » Jean ORIZET (Ecrivain, poète, directeur du Cherche-Midi Editeur)
  • "Merci, Monsieur, de votre "gamme de petits délires". Bravo " Jean d’ORMESSON
  • Merci pour votre lettre et vos textes. J’ai longuement pratiqué, moi aussi, la pêche à la main, mais il y avait moins de truites que chez vous ... Amicalement. Jean-Claude CARRIÈRE